La résilience est un fondement principal et universel de l’être, mais elle ne peut s’exprimer clairement que par l’ouverture du cœur, en reliance avec la mémoire.
Se souvenir, oui, mais se dire est plus essentiel encore, me dit mon âme.
Se dire.
Exprimer sa sensibilité, ses croyances héritées, exprimer sa reliance à l’invisible.
Exprimer à tout va, tout et n’importe quoi, et croire se dire… mais il n’en est rien.
Se dire, c’est dire qui « je suis ».
Et cela est le fondement même de la résilience :
Le souffle pur posé en soi, que peu savent entendre et qui, malgré les épreuves, trouve toujours une issue pour être entendu.
Ce souffle pur, que certains nommeront « Dieu »,
est une flamme éternelle allumée au fond de l’être.
Il ne dépend de rien.
Il est immuable.
Et il attend.
Qu’attend-il ?
Il attend que tu puisses l’embrasser.
Que tu puisses l’étreindre.
Que tu fasses taire ton mental.
Et souvent, c’est l’épreuve, celle qui te fait tomber plus bas que terre, qui devient le catalyseur.
Pour certains, elle provoque un réveil.
Pour d’autres, elle surgit comme une main tendue dans le silence.
Au-delà des mots,
il y a un silence.
Et ce silence est plein.
Il est plein de lumière et de poésie.
Ce silence attend et t’ouvre les bras.
Ce silence dit tout bas :
Écoute… je suis là, en toi.
Ne me vois-tu pas, si tu ne m’entends pas ?
Ne me ressens-tu pas, si tu ne me vois pas ?
Je suis là, en toi.
Parfois, je murmure tout bas.
Parfois, je t’enlace.
Parfois, je t’embrasse.
Et parfois, je te secoue.
Ne m’entends-tu pas ?
Je suis l’écho de ta propre voix.
Je suis l’écho de ta propre voie.
Je suis le souffle pur.
Je suis la joie retrouvée.
Je suis ce que tu as de plus précieux.
Je me nomme Résilience.
Là où parfois surgit l’horreur, je suis.
Là où parfois survient la douleur, je suis.
Je marche à tes côtés.
Je suis là.
Mais tu ne me vois pas.
Tu ne m’entends pas.
∞
La Voie du Silence
Juillet 2025
Nadine Brune R
Guadeloupe
French West indies


